Israël-Gaza : l’Afrique réagit

9 - 10 - 2023 0

États-Unis, Européens et de nombreuses capitales dans le monde ont condamné avec vigueur samedi et dimanche les attaques du Hamas contre Israël. L'Afrique, où de nombreuses voix se sont élevées, n'est pas en reste. Voici les principales réactions.

L'appel à la désescalade domine
L'Union africaine, l'organisation panafricaine, a appelé dès le 7 octobre au soir, à la fin du conflit entre Israël et le groupe palestinien Hamas, qui a fait des centaines de morts depuis samedi. Le président de la Commission de l'UA Moussa Faki Mahamat a demandé aux deux parties de « revenir, sans conditions préalables, à la table des négociations pour mettre en œuvre le principe de deux États vivant côte à côte », dans un communiqué publié samedi soir par le bloc de 55 membres sur X (ex-Twitter).

À la suite de l'attaque la plus meurtrière sur son territoire depuis sa création, Israël a officiellement déclaré la guerre dimanche au Hamas après l'offensive inédite lancée la veille par le mouvement islamiste palestinien depuis Gaza, dont le bilan s'élève à plus d'un millier de morts au total.

Plusieurs chefs d'État ont appelé à la désescalade de la violence, comme le Kényan William Ruto : « Le Kenya maintient fermement que rien ne justifie le terrorisme, qui constitue une menace grave à la paix et la sécurité internationales », a-t-il écrit sur le réseau social X (anciennement Twitter). « Compte tenu du contexte complexe et délicat de la situation sécuritaire en Israël-Palestine, le Kenya appelle également à la désescalade de la violence et exhorte toutes les parties à s'abstenir de toute nouvelle action militaire », a-t-il ajouté.
Le Togo s'est exprimé par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey. « Le Togo condamne fermement l'attaque terroriste du Hamas contre des civils israéliens. Nous encourageons Israël et le Hamas à continuer le dialogue pour régler les différends. Nous demandons la libération des otages », indique une déclaration publiée sur son compte X (ex-Twitter).
Autre prise de position attendue, celle de l'Égypte. Le Caire a mis en garde contre les « graves conséquences » d'une escalade des tensions entre Israël et les Palestiniens dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères publié samedi par l'agence de presse officielle. Il appelle à « faire preuve d'un maximum de retenue et à éviter d'exposer les civils à un danger supplémentaire ». L'Égypte, voisine d'Israël et médiateur incontournable à chaque nouvelle flambée de violence entre Israël et Gaza avec laquelle elle partage aussi une frontière, a été le premier pays arabe à normaliser ses relations avec Israël, en 1979. En échange de la normalisation, Le Caire avait récupéré la péninsule du Sinaï, occupée par Israël depuis la défaite arabe de 1967. L'accord de paix avait fait suite à la guerre d'octobre 1973, considérée comme une grande « victoire » en Égypte. Si les gouvernements ont fait la paix ? au grand dam des autres États arabes ? dans la rue égyptienne, Israël reste un ennemi juré.
Des pays qui prennent fait et cause pour les Palestiniens
De son côté, l'Afrique du Sud a appelé avec fermeté « à la cessation des hostilités entre Israël et la Palestine ». Pour Pretoria qui défend depuis de longues décennies la cause palestinienne, « la nouvelle conflagration est née de l'occupation illégale continue des terres palestiniennes, de l'expansion continue des colonies, de la profanation de la mosquée Al Aqsa et des lieux saints chrétiens et de l'oppression continue du peuple palestinien », a déclaré samedi soir le Département des relations internationales et de la coopération (Dirco). Par ailleurs, l'Afrique du Sud a dit être « prête à partager son expérience en matière de médiation et de résolution des conflits, comme elle l'a fait sur le continent et dans le monde ».
Dans le pays, la réaction de l'ANC, le parti de Nelson Mandela, toujours au pouvoir, était aussi très attendue. Le Congrès national africain a affirmé que « les actions des militants palestiniens du Hamas en Israël n'étaient « pas surprenantes » en raison de l'occupation continue des terres palestiniennes par Israël », a dit le porte-parole de l'ANC, Mahlengi Bhengu-Motsir. « Il ne peut plus être contesté que l'histoire de l'apartheid en Afrique du Sud est la réalité de la Palestine occupée », affirme l'ANC.
Même son de cloche du côté de la Tunisie, où la présidence a réagi samedi dans un communiqué diffusé sur sa page Facebook pour exprimer « sa solidarité totale et inconditionnelle avec le peuple palestinien ». Et de conclure par un appel à la communauté internationale pour « prendre ses responsabilités historiques pour mettre fin à l'occupation de la Palestine ».
L'Algérie est un autre soutien de taille de la cause palestinienne. « L'Algérie suit avec une grande préoccupation l'évolution des agressions brutales israéliennes contre la bande de Gaza », a indiqué, le 7 octobre, un communiqué du ministère des Affaires étrangères. À cet effet, elle « réitère sa demande pour une intervention immédiate de la communauté internationale à travers les instances multilatérales concernées afin de protéger le peuple palestinien de l'oppression et des crimes qui caractérisent le colonialisme israélien ».
Quelques initiatives
Certains pays africains poussent pour une résolution pacifique du nouveau conflit. Le Sénégal s'est exprimé par la voix du ministère des Affaires étrangères. Ce dernier se dit « gravement préoccupé par la reprise des hostilités dans le conflit israélo-palestinien [?] condamne les attaques à l'origine de cette nouvelle spirale [?] et demandes-en sa qualité de pays qui préside le Comité des Nations unies « la nécessité de raviver au plus vite les négociations entre les deux parties » pour parvenir à deux États indépendants.
Une autre initiative est venue du royaume du Maroc. Le royaume, qui a également rejoint les accords d'Abraham et établi des relations diplomatiques avec Israël, « exprime sa profonde préoccupation après la détérioration de la situation et au déclenchement des actions militaires dans la bande de Gaza et condamne les attaques contre les civils d'où qu'ils soient », selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
Dimanche 8 octobre, le roi Mohammed VI, qui préside actuellement la session du Conseil de la Ligue des États arabes, a appelé à la tenue d'une réunion d'urgence au niveau des ministres des Affaires étrangères de l'organisation.


COMMENTAIRES

samedi 22 juin 22:56:06

 
 

Montius nos tumore inusitato quodam et novo ut rebellis et maiestati recalcitrantes Augustae per haec quae strepit incusat iratus nimirum quod contumacem praefectum, quid rerum ordo postulat ignorare dissimulantem formidine tenus iusserim custodiri.

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