Alors que la nouvelle Assemblée nationale s’apprête à siéger suite aux dernières joutes législatives, une question cristallise toutes les attentions : qui dirigera l'institution parlementaire ? Dans ce jeu d’échecs politique, le nom de Dansa Kourouma, ancien président du Conseil National de la Transition (CNT), circule avec insistance. Au-delà de sa récente élection en tant que député sous la bannière du Parti UMP, parti allié de la GMD, plusieurs arguments plaident en faveur de sa montée au « perchoir ».
La Force De L’expérience Et La Continuité Institutionnelle
Le premier atout de Dansa Kourouma est sans conteste sa maîtrise des rouages législatifs acquise durant les périodes de transition. Premier Secrétaire Parlementaire du CNT (2010-2014) et ayant présidé le CNT (2022-2026), il a non seulement dirigé l'organe législatif provisoire avec minutie, mais il a aussi été l'architecte de réformes majeures et de la rédaction de textes fondamentaux.
Confier la présidence de l'Assemblée à celui qui a piloté la transition permettrait d'assurer une transition fluide vers l'ordre constitutionnel définitif. Il connaît les dossiers, les enjeux juridiques complexes et l’esprit des lois qui ont été votées pour stabiliser le pays. C'est un gage de stabilité pour une institution qui doit rapidement être opérationnelle.
Un Profil De Consensus Et De Médiateur
Dansa Kourouma a prouvé, durant des années au sein de la société civile puis à la tête du CNT, sa capacité à dialoguer avec des acteurs aux intérêts divergents : partis politiques, syndicats, forces de défense et partenaires internationaux.
Le perchoir ne requiert pas seulement un juriste, mais un politique capable de bâtir des ponts. Dans une Assemblée qui se veut le reflet de la diversité nationale, son habileté à concilier les positions extrêmes serait un atout précieux pour éviter les blocages parlementaires et garantir des débats sereins.
La Garantie D’une Expertise Technique
On ne peut occulter le bagage intellectuel de l'homme. Sa connaissance approfondie du droit constitutionnel et des mécanismes de contrôle de l'action gouvernementale est essentielle. Sous sa présidence, l'Assemblée nationale ne serait pas une simple chambre d'enregistrement, mais un véritable contre-pouvoir, capable d'évaluer avec rigueur les politiques publiques.
Un Symbole De Renouveau Ancré Dans La Réalité
Élu lors des dernières législatives, Dansa Kourouma jouit désormais d'une légitimité populaire directe qui vient compléter sa légitimité de fonctionnaire de la transition. Son accession à la présidence de l'Assemblée marquerait la volonté du pays de capitaliser sur les acquis de la transition tout en s'inscrivant pleinement dans la normalité démocratique.
En clair, le choix du futur président de l’Assemblée nationale est déterminant pour la réussite du nouveau mandat législatif. Entre besoin de stabilité, exigence de compétence et nécessité de dialogue, Dansa Kourouma coche de nombreuses cases. Si l’on veut une législature qui allie efficacité technique et apaisement politique, son profil apparaît comme l’un des plus cohérents pour porter le maillet de l'hémicycle.
Le moment est venu pour les députés de choisir non pas seulement un homme, mais une vision pour le parlementarisme de demain.
Grégoire ANKOU













COMMENTAIRES