Selon l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), les ravisseurs de Néné Oussou Diallo sont des hommes en « uniforme » et « encagoulés » arrivés à bord de « pick-up non immatriculés ». Le parti ajoute qu’il ne sait pas, à l’heure qu’il est, où se trouve cette dernière et dénonce la multiplication des disparitions de voix critiques depuis plus d’un an dans le pays.
« Le CNRD [Comité national du rassemblement pour le développement, NDLR] persiste dans les violations graves et répétées des droits et libertés fondamentaux. L’enlèvement de Néné Oussou Diallo, militante engagée, membre du comité national des femmes et de la cellule de communication du parti, constitue une preuve éloquente des dérives dictatoriales du régime de Mamadi Doumbouya. Cet enlèvement vient malheureusement allonger la liste déjà longue des cas de disparitions forcées et d’emprisonnements illégaux et iniques de militants prodémocratie », déclare ainsi Souleymane Souza Konaté, le porte-parole de l'UFDG.
« Ces pratiques traduisent aussi une volonté manifeste de semer la peur afin de museler toutes les voix discordantes et d’étouffer toute expression démocratique », poursuit également celui-ci avant d'ajouter : « Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces actes arbitraires et liberticides. Nous exigeons la libération immédiate et sans condition de Néné Oussou Diallo, ainsi que de tous les autres militants injustement détenus et qui croupissent dans les geôles de la dictature ».
Source: RFI













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