
En fin de semaine dernière, le président de la République, par visioconférence, s’est adressé à ses partisans fortement mobilisés à Kankan, dans le cadre du lancement de la campagne du RPG-AEC, en vue de la présidentielle d’octobre.
A cette occasion, il a tenu des propos jugés sectaires et au relent ethnique, par moult observateurs.
Un discours qui a poussé madame Madina Bah, ancienne présidente de la CANEG, à inviter à la saisine de la CEDEAO voire de la Cour Pénal Internationale.
«Je suis frustrée par ces propos du candidat du RPG. Je suis déçue par le silence coupable des présidents d’institutions nationales, des chefs religieux et des hommes de droit. J’interpelle l’ordre des avocats et les organes de défense des Droits Humains de saisir la cour de justice de la CEDEAO et la CPI», a-t-elle plaidé.
Madina Bah va plus loin en invitant les candidats en lice, à boycotter l’élection présidentielle du 18 octobre prochain.
«J’invite les 11 autres candidats à l’élection présidentielle à la boycotter et exiger la disqualification de l’auteur de ces propos inappropriés. J’exhorte les citoyens à sanctionner le RPG et son candidat par toutes les voies légales. J’interpelle aussi les institutions africaines et internationales à agir en amont, en toute équité et dans la transparence», a-t-elle lancé au micro de notre reporter.
mosaiqueguinee
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