Mario Abdo Benitez, un héritier, nouveau président du Paraguay

23 - 4 - 2018 0

Le conservateur, qui a obtenu 46,49 % des voix contre 42,72 % pour Efrain Alegre (coalition de centre gauche), est le fils de l’ancien bras droit du dictateur Stroessner.

Mario Abdo Benitez, le nouveau président conservateur du Paraguay, élu dimanche 22 avril, aime qu’on l’appelle « Marito ». Mais nombre de Paraguayens le désignent plus volontiers comme « le fils de la dictature ». Son père, Mario Abdo, était le secrétaire personnel du dictateur Alfredo Stroessner, qui gouverna le Paraguay d’une main de fer pendant trente-cinq ans (1954-1989), à la tête du Parti colorado (PC). Il faisait partie de ce qu’on appelait le « quartet d’or », le nom donné aux quatre hommes forts de la junte. Il a laissé une immense fortune à son fils.

A 46 ans, ce dernier a réussi à surmonter les fantômes du passé. Rappelant qu’il n’avait que 16 ans à la chute du général Stroessner, il refuse qu’on l’assimile aux années de plomb. Il se définit comme « un démocrate, respectueux des institutions » et se propose de « panser les blessures du passé pour affronter les défis de l’avenir ». Il a condamné les violations des droits de l’homme, les tortures et les persécutions commises sous la dictature, sans toutefois demander pardon ou tenter de lever le voile d’impunité qui recouvre ces crimes. Entre 1 000 et 3 000 personnes sont mortes ou ont été portées disparues pendant la dictature, selon les organisations de défense des droits de l’homme. Mario Abdo Benitez estime toutefois que Stroessner « a beaucoup fait pour son pays ». Il donne en exemple le barrage d’Itaipu, l’une des plus grandes centrales hydroélectriques du monde, partagée avec le Brésil et entrée en service en 1984. Aujourd’hui, 43 % de l’électorat, âgé entre 18 et 34 ans, n’a pas connu la dictature.


COMMENTAIRES

vendredi 04 avril 11:38:06

 
 

Montius nos tumore inusitato quodam et novo ut rebellis et maiestati recalcitrantes Augustae per haec quae strepit incusat iratus nimirum quod contumacem praefectum, quid rerum ordo postulat ignorare dissimulantem formidine tenus iusserim custodiri.

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